Reporting RSE

L’analyse de matérialité au service de la DPEF

La Déclaration de performance extra-financière impose aux entreprises assujetties d’identifier leurs risques environnementaux et sociaux. A ces risques, s’ajoutent pour les entreprises cotées, les actions en faveur des droits de l’homme, la lutte contre la corruption et, depuis la LOI n° 2018-898 du 23 octobre 2018, les risques liés à l’évasion fiscale. Le décret du 9 août 2017 ouvre le champ des possibles quant au choix des méthodes permettant d’identifier les risques extra-financiers inhérents à l’activité de chaque entreprise. Zoom sur l’une d’elles : l’analyse de matérialité.

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L’analyse de matérialité : quelle méthode ?

Les ateliers organisés depuis avril dernier par Orée et le Medef, notamment, ont permis de faire le point sur les approches méthodologiques pertinentes. Parmi les pistes évoquées, le croisement des analyses de matérialité et des analyses de risques préexistantes, ou encore la réalisation d’analyse des risques extra-financiers spécifiquement conçues pour répondre à la nouvelle exigence posée par la DPEF.

Les enjeux pertinents et probants issus de l’analyse de matérialité, peuvent constituer une bonne base pour procéder à l’identification des enjeux à risque, ou encore pour compléter la cartographie des risques existante… à condition que la méthodologie mise en œuvre soit suffisamment robuste. Cette robustesse, pour subjective qu’elle puisse paraître en première intention, induit que les fondamentaux aient été respectés. Or, force est de constater qu’en matière d’analyse de matérialité, règne une certaine hétérogénéité. Il n’y a pas une définition de la matérialité, mais plusieurs, en fonction des référentiels utilisés. Il n’y a pas une méthode, mais des principes aux contours plus ou moins bien balisés. La prise en compte des parties prenantes et leur questionnement sont sujets à maintes fluctuations.

 

Quel constat ?

La 6ème étude sur les pratiques de reporting et rapports extra-financiers, publiée par Tennaxia en juin dernier, avait permis d’identifier que 65% des entreprises de l’échantillon avaient réalisé une analyse de matérialité, soit une progression de 12 points en un an. Cependant, quelque 20% des entreprises ayant réalisé une analyse de matérialité ne publient pas leur matrice de matérialité. Et pour cause ! Les verbatim collectés lors de l’étude ont mis en évidence le manque de robustesse des méthodes utilisées par certaines entreprise : «  Nous doutons de la pertinence de nos enjeux priorisés car notre méthodologie est bancale » – «  Nous ne trouvons pas de moyen intelligible pour hiérarchiser nos enjeux » – «  Nous n’avons pas assez d’expertise et de maturité sur le sujet ».

A la suite de cette étude, la pertinence des apports des analyses de matérialité dans la formalisation des politiques RSE ne faisait plus aucun doute. Un livre blanc a été rédigé sur le sujet. Il décrypte les facteurs clés de succès et vous guidera dans votre démarche en vous donnant des éléments clés de compréhension. Il prend en compte les pré-requis de la Déclaration de performance extra-financière.

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