Événements RSE

Perspectives du Reporting extra-financier et des rapports RSE

Les entreprises françaises assujetties à l’obligation réglementaire de publication d’informations sociales et environnementales sont en pleine préparation de leur reporting extra-financier 2016. Dans ce contexte, Tennaxia vient de publier les résultats de sa 4ème étude Reporting et rapports RSE et fait le point sur les tendances et perspectives reporting extra-financier et des rapports RSE.

L’enquête a été réalisée en ligne entre le 1er mai et le 30 juin 2016 auprès des directrices et directeurs du développement durable de 20 entreprises cotées et 21 entreprises non cotées. Elle s’est intéressée à l’impact de la conformité réglementaire, aux pratiques de reporting, à l’implication des parties prenantes, à l’analyse de matérialité, à l’exploitation opérationnelle des données récoltées et à la publication des rapports extra-financiers.

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La conformité réglementaire, catalyseur de la publication des informations RSE

Les lois NRE et Grenelle 2 ont indéniablement constitué 2 puissants leviers de mise en œuvre des rapports RSE. Si l’antériorité des entreprises cotées sur le champ du reporting RSE réglementaire leur confère une plus grande maturité, les pratiques des entreprises non cotées sont en très nette amélioration. Par ailleurs, le développement constaté des rapports volontairement publiés par des entreprises non assujetties à la réglementation témoigne de leur assimilation d’une RSE. Celle-ci est un facteur d’amélioration de leur image et de leur attractivité mais aussi de leur volonté d’être exemplaires.

 

Big Data et reporting extra financier

La vérification de la sincérité des informations extra-financières par les OTI appelle à un renforcement de la fiabilisation de données toujours plus nombreuses et exige que les entreprises vérifiées puissent assurer leur traçabilité et leur matérialité. Par ailleurs, les entreprises les plus matures en matière de RSE ont dépassé le cap de la conformité réglementaire. Pour elles, la contribution de la RSE à  la performance de l’entreprise  est désormais ancrée et elles doivent piloter leur performance globale. A l’heure du Big Data, cette nouvelle voie, d’une RSE vecteur d’excellence opérationnelle et de création de valeur, leur impose de mieux faire parler les données. Cette évolution explique le recul d’Excel, avec moins 20% d’utilisateurs en un an.

 

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L’émergence des stratégies bas carbone

La COP21 a eu un impact conséquent sur la prise en compte par les entreprises de la problématique énergétique. Ainsi, 42% des entreprises de l’échantillon ont formalisé une stratégie bas carbone en 2016, soit une progression de +50% en un an. L’intégration de l’Art. 173 de la loi énergétique dans l’article R. 225-105-1, les exigences des entreprises clientes (CDP) ou encore la montée en puissance d’initiatives comme la Science Based Targets devraient contribuer à  fortement développer la mise en œuvre de stratégies bas carbone.

 

La montée en puissance de l’analyse de matérialité

56% des entreprises de l’échantillon ont réalisé une analyse de matérialité (contre 41% en 2015) ; et 74% d’entre elles ont fait appel à un cabinet externe pour la réaliser.

 

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A l’aube de la transposition de la Directive Européenne, et plus particulièrement la future exigence de publication de l’approche des risques et la mise en place d’indicateurs clés, les résultats de l’étude montrent des pistes de progrès à mettre en œuvre. Notamment sur la robustesse méthodologique et sur la communication à faire aux parties prenantes.

Principal objectif : leur expliquer les tenants et aboutissants d’une analyse de matérialité. Notons au passage que les conclusions de la COP21, le lancement des Objectifs de Développement Durable en septembre 2015, les apports publiés sur la GRI G4, comme l’ISO 14001 – V2015 appellent les dirigeants d’entreprise à davantage s’impliquer dans la prise en compte des enjeux du développement durable de leur société et dans les stratégies et actions mis en œuvre. A cet égard, l’analyse de matérialité est un puissant levier stratégique et opérationnel.

 

Perspectives reporting extra-financier : en attendant l’essor du reporting intégré ?

Au vu de ces différentes tendances et perspectives reporting extra-financier, plusieurs axes de progrès concernent les rapports RSE. Les reporting intégrés présentent certains avantages :

  • Plus transparents avec la publication de l’avancement des objectifs fixés. Étonnamment, seules 22% des entreprises ayant analysé leur performance mettent en évidence l’avancée de l’entreprise par rapport aux objectifs fixés.
  • Plus pertinents en tenant compte de la matérialité des enjeux (c’est-à-dire en tenant réellement compte des résultats de l’analyse de matérialité). De plus, ils impliquent davantage les parties prenantes (en amont et en aval de la publication).

Le rapport intégré serait-il en la matière la solution ? Pas si sûr. Le rapport intégré pourrait s’avérer un nouvel exemple de l’exception française. Sur la douzaine d’entreprises françaises ayant publié en 2016 un rapport intégré, un tiers répondait à notre étude. Parmi elles, seulement 11% des entreprises ne réalisant pas de rapport intégré envisagent d’en publier un à court ou moyen termes.

 

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