Événements RSE

Double matérialité, socle du reporting RSE

Cette rentrée est marquée par les travaux de la task force de l’EFRAG qui travaillent à l’évolution de la réglementation européenne qui a donné naissance à notre DPEF. Le Medef a présenté les résultats de son étude « Quelles tendances et évolutions pour la deuxième année de publication des DPEF » quand Tennaxia restituait les résultats de la 8ème édition de son étude sur les pratiques de reporting et rapports extra-financier. Tennaxia qui présentait par ailleurs, lors de la 13ème édition de Produrable, un atelier qui présentait une approche méthodologique de double matérialité, qui semble de plus en plus plébiscitée par la profession. Retour sur cette conférence.

 

double matérialité

 

A l’heure où la communication extra-financière revêt une importance inédite, l’AMF formulait en novembre 2019 douze recommandations pour les deuxièmes déclarations de performance extra-financières. Parmi les principales recommandations « Privilégier la concision de la DPEF en la limitant aux seuls sujets que la société estime matériels ». La matérialité est à proprement parlé le socle sur lequel construire efficacement son reporting extra-financier, qu’il soit réglementaire ou volontaire. Cette démarche peut s’effectuer à double sens, il s’agit de la double matérialité.

Il existe plusieurs approches de la matérialité. Le livre blanc de Tennaxia sur l’analyse de matérialité relève qu’il existe plusieurs définitions émanant d’organismes internationaux, et en propose une qui se veux syncrétique : « la matérialité recouvre tous les aspects économiques, environnementaux, sociaux et sociétaux qui sont susceptibles d’impacter la stratégie, le modèle d’affaire de l’entreprise ainsi que sa performance durable et d’impacter, de manière substantielle, ses parties prenantes, au premier rang desquelles les investisseurs, ainsi que l’appréciation qu’elles portent sur l’entreprise. »

Au cours de ces dernières semaines, on a beaucoup évoqué la notion de double matérialité, notamment dans le cadre de l’évolution attendue de la réglementation européenne. Une notion explicitement évoquée dans le décret d’application de la DPEF : « 1° Une description des principaux risques liés à l’activité de la société ou de l’ensemble de sociétés y compris, lorsque cela s’avère pertinent et proportionné, les risques créés par ses relations d’affaires, ses produits ou ses services ». Autrement dit, la double matérialité revient à étudier les impacts de l’environnement sur l’entreprise et de l’entreprise sur son environnement. Selon une étude Grant Thornton de 2019, 78% des entreprises ont évalué leurs risques pour leur première DPEF sous l’angle de la double matérialité.

Un consensus s’est dégagé sur la nécessité de refaire tous les 3 ans l’analyse de matérialité en l’absence d’une modification substantielle du modèle d’affaires de l’entreprise qui pourrait nécessiter une réactualisation de circonstance. Christophe Delfeld, Responsable RSE et dialogue parties prenantes de GRTgaz a témoigné en ce sens. La deuxième analyse de matérialité de l’entreprise a montré une évolution sensible de l’évaluation des enjeux à risque ou opportunité, avec une priorisation plus marquée des risques. La sélection du panel de parties prenantes internes et externes est d’une importance capitale compte tenu de l’enjeu de l’analyse de matérialité.

>> Visionnez ici le replay de la conférence «Du reporting à la DPEF, la matérialité, clé d’une communication extra-financière réussie »

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