ESG Stratégie RSE

RSE, synonyme de performance extra-financière

Les évaluations ESG ainsi que la déclaration de performance extra-financière tendent vers un même objectif : que les entreprises montrent comment elles créent de la valeur partagée pour les parties prenantes impliquées dans leur chaine de valeur, tout en offrant des rendements à long terme à leurs investisseurs.

performance extra-financière

 

La RSE : synonyme de pérennité et de performance extra-financière

Le 12 août dernier, le Financial Times publiait les résultats d’une étude réalisée par Axioma. Ses conclusions ? Les sociétés qui affichent les meilleurs résultats en matière environnementale, sociale et de gouvernance ont également des performances financières plus élevées. Ce n’est pas la première étude qui va dans ce sens. L’an dernier, une analyse du Boston Consulting Group, portant sur plus de 300 des plus grandes sociétés pharmaceutiques, de biens de consommation, de pétrole et de gaz, et des entreprises technologiques, a constaté que les entreprises plus éthiques sont plus profitables.

« La performance RSE est une clé de la pérennité de l’entreprise. Notre capacité à réduire nos risques et à créer de la confiance avec nos publics est un véritable actif pour notre Groupe » peut-on lire sur le site internet de PSA. Cette phrase résume bien le fait que la pérennité et la valeur d’une entreprise ne se limitent plus à la somme de ses actifs matériels, à ses performances financières, mais qu’elle intègre désormais ses performances extra-financières.

Les entreprises françaises sont d’ailleurs plutôt bien notées. Novethic révélait en juin dernier que 12 d’entre elles figuraient parmi dans le classement mondial des entreprises les plus performantes en matière de performance ESG (Environnemental, Social, Gouvernance) de ISS-OEKOM.  Il est d’ailleurs à noter les investisseurs et les financeurs accordent de plus en plus d’importance au statut « Prime » accordé à certaines organisations par cette agence de notation.

 

Une notion en progression

Si une étude menée par Schroders a relevé que près de la moitié des grands investisseurs européens craignaient que l’accent mis sur l’investissement responsable ne limite les rendements, plus de 80 % des entreprises du S & P 500 déclarent désormais des mesures ESG, contre une sur cinq en 2011, selon Axioma.

Ces tendances sont confirmées par les résultats de la 6ème étude de Tennaxia sur les pratiques de reporting et rapports extra-financiers. Au fil des années, la notion de performance extra-financière progresse dans les entreprises. Elles sont de plus en plus nombreuses à mettre en œuvre un reporting intégré (22 % de l’échantillon contre 12 % en 2017). Elle répondent également de plus en plus aux évaluations des agences de notation extra-financière (64 % des répondants contre 57 % en 2017). Et il s’avère que les entreprises qui sont pionnières en matière de définition, de publication et de pilotage de leur performance extra-financière sont également très performantes sur le plan financier. Ce que l’étude Axioma, évoquée plus haut, confirme.

 

Le reporting extra-financier, outil de pilotage de la RSE

Le reporting extra-financier joue un rôle prépondérant dans le pilotage de la performance extra-financière et, par là-même, dans la capacité des entreprises à répondre aux agences de notation extra-financière. C’est bien l’esprit des exigences de la déclaration de performance extra-financière (DPEF), applicable pour l’exercice fiscal 2018, qui a succédé à l’article 225 de la loi Grenelle 2, laquelle avait elle-même remplacé en 2012 la loi NRE de 2001.

Dans les prochaines semaines, si ce n’est déjà fait, plusieurs milliers d’entreprises françaises et européennes vont devoir répondre aux exigences de la DPEF, à savoir :

 

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1/ « La façon dont la société crée de la valeur et la préserve… »

Il s’agira pour certaines entreprises de ne pas « réinventer la roue », en intégrant les impacts sociaux et environnementaux et en décrivant comment la société crée et préserve la valeur. Pour d’autres, il pourrait être tentant de présenter son modèle d’affaire sur le modèle prônait par l’IIRC (Intergrated Reporting), dans la logique de la publication d’une DPEF épousant le standard du rapport intégré.

 

2/ Les risques environnementaux, sociaux…

…ainsi que les actions en faveur des droits de l’homme et de lutte contre la corruption pour les sociétés cotées et assimilées (sur la base des informations présentées dans le décret).

La question de l’utilité des outils disponibles comme la cartographie des risques et l’analyse de matérialité va indéniablement se poser. Quel usage en faire pour répondre de manière pertinente au décret du 9 août 2017 ? Pour les entreprises n’ayant pas réalisé à ce jour d’analyse de matérialité, opter pour une analyse des risques extra-financiers stricto-sensu ou une analyse de matérialité et des risques ?

 

3/ Politiques et procédures de diligence raisonnable mises en œuvre

Afin d’identifier, prévenir et atténuer la survenance des risques analysés

4/ Mesurer les résultats de ces politiques

Ce qui inclut la définition d’indicateurs clés de performance (KPI).

La description des politiques et des procédures de diligence raisonnable mises en œuvre sous-tend que les entreprises en disposent, et que ces politiques et procédures répondent bien aux risques identifiés. Sinon, il faudra envisager de les formaliser ou de les mettre à jour, ce qui vaut également pour les indicateurs clés de performance.

Du travail en perspective pour les départements RSE des entreprises.

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